Présentation

 Jean-Marie Gandois

Ce blog a pour objet de vous proposer des extraits de mes productions artistiques, de vous faire part de quelques réflexions. 

Votre avis est bien sûr le bienvenu.

      
Vous pouvez m'écrire à jm.gandois@yahoo.fr

Publications

" Le monde sucré de Kersti", Mon premier recueil de nouvelles édité chez Yvelinédition, 12€.

Commandes auprès de l'auteur : jean-marie.gandois@wanadoo.fr

Auprès de l'éditeur : yvelinedition@neuf.fr

Egalement sur alapage.com, amazon.fr, fnac.com, ou chez votre libraire

   

 

  Deuxième recueil de nouvelles, "Adagio Affettuoso", également publié chez Yvelinédition, au prix public de 18€.

 

adagio 

Je vous la livre tout de suite :

 

Immobiles éoliennes,eolienne.jpg 

Souples danseuses d’acier 

Figées par le brouillard, 

Vos courbes aux gris reflets 

Se perdent là-haut, 

Au-delà des champs déjà bruns 

Dans un autre espace,

                 Une autre dimension.

 

 

Bien sûr, allez-vous me dire, comme il s'agit d'un poème de ma fille Bénédicte, je ne serais pas objectif ?

Hé bien, tant pis ! Je reste persuadé que je suis objectif et que cette qualité-là ne se trouve pas à tous les coins de rue.

 

Après les fameux "Carnets de TGV", Bénédicte va-t-elle publier les "Carnets d'autoroute" ? Why not. Il se trouve que cette perle a été écrite entre Dijon et Besançon, inspirée par les brumes pré-automnales et "des champs déjà bruns...".

 

Allez voir sur http://benedictegandoisecrivain.over-blog.com/, d'autres trésors vous y attendent.

 


(ou bien un titre pourrait être "faux et usage de faux")

 

Je m’en doutais un peu…

Tout est faux, tout est mensonge

Dans cet univers de papier :

Que des Réalités dures et amères

Mais pas un brin de Vérité

 

« Cosmos versus chaos » pensaient nos philosophes

Lorsqu’ils rêvaient sous les étoiles du ciel d’Ithaque

Tout comme je rêve aussi,

Couché sur l’estouble encore chaude de « mon » soleil provençal,

Les yeux écarquillés, la bouche ouverte,

Guettant la moindre étoile filante,

Visant Orion, Mars, Bételgeuse

Me repaissant du lait d’Amalthée.

 

Quid du « bel ordre de l’univers » ?

Quid du « grand architecte » ?

Chaos idem, chaos toujours

Au milliard d’années près,

Une seconde d’éternité :

Catapultage de galaxies,

Explosions d’étoiles,

Masses critiques et trous noirs.

 

Tout est faux, tout est mensonge.

Tu veux avoir et tu n’as pas

Ce que tu ne veux pas, tu l’as

Les flux ne marchent pas. Tout y est inversé

Et malheur à toi si tu n’es pas d’accord

C’est lui, l’univers, qui te mange

Et tu deviens toi-même Réalité,

Atome parmi les atomes, roulé au gré des énergies

Dans un espace sans fin qui ne t’appartient plus

 

Tout est faux, tout est mensonge ?

Tout ? Non car je sais la vérité de ton sourire

Tes yeux ont croisé les miens par deux fois

Et mes lèvres ont effleuré ta joue

Tu m’as ouvert le miel de ton espace

Alors j’ai ressenti la douceur de ton être

Au-delà même de l’émotion, bien plus haut, bien plus grand

Alors j’ai su la différence entre Réalité et Vérité.

 

Et je me fiche de l’univers mesquin et roide,

Simple erreur de jeunesse

+2. C'est le nombre de nouveaux membres de la famille.

Une deuxième fille, Adénaïlys, pour ma fille cadette Ludivine. Un petit bonhomme, Lydéric, pour ma fille aînée, son premier bébé.

Bébés, mamans et papas se portent comme de joyeux êtres pleins de vie et de courage.

Félicitations à toutes et à tous.

Et une vague d'amour pour ces tous petits.

 


Bébés à naître

 

 

Les bébés sont là

Prêts à jeter leur cri sur le sein de leur mère

Prêts à ouvrir les yeux sur leur jolie maman,

A découvrir le Monde en tâtonnant un peu,

A fermer leurs paupières au toucher du tétin ;

Prêts à prendre en leurs mains ce jeu sérieux et drôle

Qui s’appelle la vie.

 

Oui, venez empêcher de trop nous endormir

Et d’oublier qu’un jour nous avons été vous ;

D’oublier ce nounours aujourd’hui dispersé

Aux quatre vents ;

D’oublier la tendresse et d’oublier le temps

Où ceux qui nous aimaient nous donnaient tant de joies.

D’oublier la cour de l’école

Où j’entends encore, vers dix heures,

Les cris des filles sous les platanes,

De l’autre côté du mur ;

D’oublier l’escargot, étrange découverte,

Le lézard indolent, qui fuit en un instant,

Et d’oublier la cloche sonnant les quarts et l’heure.

 

Bienvenue sur la Terre, troisième planète

En partant du Soleil.

Bienvenue à Pantin, Bonjour à Cossonay.

Bienvenue en nos cœurs encore curieux

Attendant, impatients, votre premier sourire.

 

Tiens ! On dirait que la vie augmente.

 

Premier jour de l’été quai-bourbon.JPG

 

 

Il me semble (mais je peux me tromper)

 

Que les ventres s’arrondissent

Que les femmes embellissent

Que les jupes raccourcissent

Que les ennuis rétrécissent.

 

Il me semble (mais je peux me tromper)

 

Que le soleil pourvoie beauté à la beauté

Que les rues nous entourent d’un peu plus de gaieté

Que les fleurs nous apportent un surcroît de santé

Que l’eau coule en nos veines jusques à satiété

 

Il me semble (mais je peux me tromper)

 

Que l’amour est présent

Que le temps prend le temps

De tes pas nonchalants

Là, au bord de la Seine,

Quai de Bourbon,

Où je te regarde marcher comme on regarde un ange

 

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