Petite Gaëlle, huitième merveille du monde.
Je ne sais pas d'où tu viens. Parachutée comme ça, au bout du fil de la vie, dans ce monde si épineux, si âpre. Mais ce que je sais c'est que tu
as bien choisi ton port d'attache.
Regarde, écoute la joie de ton papa. Lui, si discret d'habitude, il déborde, il exulte, explose, il est fou de toi...déjà.
A peine 15 jours de vie et déjà tes yeux et ta bouche sont une promesse d'amour. (Tu vas faire des ravages à la crèche !).
Je sais que la vie t'a mise entre de bonnes mains. J'ai confiance. Tu n'as qu'à te laisser glisser, doucement, grandir naturellement. Asticoter un peu tes parents, de temps en temps, juste pour
qu'ils ne s'endorment pas. Et tout ira bien.
Je te souhaite d'avoir tout le bonheur du monde, de faire tout le bonheur possible, de rester toi-même quoiqu'il arrive, et de refaire le monde. (On a toujours besoin des enfants pour refaire le
monde, parce que les adultes oublient parfois qu'ils ont été des enfants, et quand ils sont vieux et cons, c'est à ce moment là qu'on les élit pour s'occuper du monde !).
Mille baisers.
Tonton Jean-Marie.
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