Présentation

 Jean-Marie Gandois

Ce blog a pour objet de vous proposer des extraits de mes productions artistiques, de vous faire part de quelques réflexions. Votre avis est bien sûr le bienvenu.


Mes tableaux sont exposés sur le site "Galerie des Arts"


Vous pouvez m'écrire à jm.gandois@yahoo.fr

Publications

" Le monde sucré de Kersti", Mon premier recueil de nouvelles édité chez Yvelinédition, 12€.

Commandes auprès de l'auteur : jean-marie.gandois@wanadoo.fr

Auprès de l'éditeur : yvelinedition@neuf.fr

Egalement sur alapage.com, amazon.fr, fnac.com, ou chez votre libraire


Bénédicte Gandois et Jean-Marie Gandois exposeront leurs tableaux du 16 octobre au 14 novembre au restaurant "Le Valentin", 40 rue de Prony, Paris XVIIe.

Au cours du vernissage, le 16 octobre à partir de 16h30, Bénédicte et Jean-Marie signeront leur livre respectif : "La Fortune de Moeris", un roman policier qui se déroule sous l'empire romain et  "Le Monde sucré de Kersti", un recueil de nouvelles.
Je connais une maison rose
Au coeur d'un village Vaudois
A mi chemin entre Lac et Jura,
A la façade souriante
Et aux fenêtres fleuries.
Leurs jeunes propriétaires
Oeuvrent à la rendre accueillante
A tous ceux qui les aiment.
J'y ai goûté des jours heureux
De calme et de repos.
L'air y est léger,
La lumière, claire,
Les meubles gentils.
Et l'on peut parler aux plantes
Sans avoir l'air idiot.
On y rencontre la musique,
La peinture et tout Art,
Et ces petits moments de bonheur
Sur papier glacé, qui nous sourient.
J'aime cette maison rose,
Et la fée qui l'habite.
Qui sait si demain elle n'aura pas grandi.

C’était en été.

J’avais longtemps marché entre les cades et les chênes verts.

Au sortir du bois, je la vis.

Calme,

Etalée en plein soleil,

D’une blancheur éclatante.

Une pente douce d’herbes folles montait jusqu’au seuil.

Derrière, très loin derrière, les collines, puis les montagnes,

Là-bas tout au fond.

Je stoppai pour l’admirer.

La regardai sans broncher.

Le bleu parfait du ciel se reflétait dans ses deux grandes fenêtres.

Au-dessus, un peu de chaume doré, en désordre.

Quelques moutons frisés, ça et là, à droite et à gauche.

J’avais l’impression qu’elle me regardait.

« Approche, approche... ».

J’avançais lentement.

J’étais maintenant tout près...

 

Sa porte était entr’ouverte.

 

(Mon coeur fit un grand « toc »).

Je m’y glissai,

La poussai,

D’abord doucement, tendrement,

(Je crus percevoir une résistance),

Puis je n’y tins plus.

La curiosité devint désir, le désir devint passion, la passion devint folie, mon âme un cyclone, mon corps un hurlement, une vague...

Une vague.

 

Un halo de chaleur sucrée m’envahit.

La terre fit trois tours sur elle-même.

L’univers entier se fit Un, ici et maintenant.

Les fenêtres bleues se refermèrent tendrement.

Je sentis sa chaleur m’envelopper.

Je m’endormis.

J’étais arrivé.

 


Le peintre Emmanuelle Nhean, d'origine cambodgienne vous invite à son vernissage mardi 24 juin à partir de 16 h au restaurant cambodgien "LA MOUSSON", 45 Avenue Emile Zola à Paris, XVième.

http://lecritdangkor.free.fr/home/

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Y seront également présents Françoise Palmyre qui signera son recueil de nouvelles "Au delà du soleil" et Jean-Marie Gandois qui signera son recueil de nouvelles "Le Monde sucré de Kersti".

Venez nombreux !

A quelques êtres que je sens et à LRH

Je ne sais si l'échelle de Jacob est à ma taille
Et si je puis atteindre le souffle créateur,
Mais je sais une échelle qui fonctionne
Et adaptée à mes pas.

Je ne sais qui sont ces anges qui montent et qui descendent
Ni qui sont ces H'ayot (*) dont la lumière est vive
Mais je sais quelques êtres qui leur ressemblent.

Il fut un temps où la distance à cette lumière
Se comptait en années-lumière
Il fut un autre temps où cette distance
Me fut réduite aux lieues terrestres.

Hier encore, une larme de joie, d'admiration
Etait un infranchissable océan.
Hier encore j'étais éponge
Dont on ne pouvait extraire aucun jus,
Un hérisson aux piquants tournés vers l'intérieur
Qui fait « Maman » quand on le touche.
Aujourd'hui cette larme n'est plus que mer.
Demain sera-ce un lac ? Voire simple rivière ?
Alors d'une seule arche j'en franchirai le pont. 

Est-ce grâce à quelques justes qui ne me jugent point ?
Parce que je n'ai plus honte de mon émotion submergeante ?
Est-ce parce que j'accepte enfin d'apprendre
De la bouche de celui qui m'a aidé à aider ? 

Encore un peu plus de responsabilité
Encore un peu plus de savoir
De savoir comment savoir
Et je pourrai jouer dans la cour des sages.


 

 

 (*) H'ayah: niveau angélique le plus élevé, niveau de l'âme vivante avant l'unité yéh'idah (repère de la Sagesse ou h'okhmah). Pluriel: h'ayot; h'ayot hakodesh: créatures saintes ou anges chérubins

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