(Encore une trouvaille parmi mes vieux papiers. Il faut dire qu'à 17 ans j'étais surtout fasciné par la poésie
ancienne, d'où des essais de style... Indulgence SVP)
Vois-tu sur cette butte, agrippé au rocher,
Ce beau petit village ?
En dessous : un grand parc avec ses peupliers;
Au dessus : un nuage.
C'est mon pays.
Tout au sommet, perché, regarde ce clocher
Qui souvent carillonne
Par-delà les ruelles étroites et penchées
Qui doucement sillonnent.
C'est mon pays.
Plus loin, sur les coteaux, on entend au soleil
Les cigales qui chantent;
Puis au-delà des pins, vois-tu les belles treilles
Si souples et charmantes
De mon pays ?
Par là fuit le chemin qui mène à la Durance,
Bordé par les mûriers.
Viens voir ce ciel, au soir, voir ses mille nuances
Qui font un ciel d'été !
Ce ciel et ce village, viens les voir, je t'en prie.
Viens voir comme ils sont beaux, viens voir... C'est mon pays.
(J'ai créé une nouvelle rubrique "Archives", non pas pour archiver ce qui a déjà été publié sur ce blog mais pour y
poster de vieux textes dont j'ai retrouvé la trace et que j'aime bien)
La rue a mis ses plus belles couleurs;
Le vent s'est fait doux, carressant;
La pluie n'est plus amère à mon visage;
Les maisons se sont vêtues de rideaux multicolores
Pour venir me saluer.
Les arbres baissent leurs branches à mon passage
Jusques à m'embrasser de leurs feuilles.
La Seine cache son noir sous des reflets d'argent.
Le soleil jette ses rayons par poignées.
La Tour Eiffel hausse ses épaules, bien haut
Pour que je l'admire mieux.
La Butte redresse sa tête blanche
Pour boire un peu plus de lumière.
Les métros fouillent les entrailles de Paris,
Grondant comme une ruche;
L'Obélisque se met sur la pointe des pieds,
En danseuse,
Et contemple les grappes de fourmis-touristes
De son oeil goguenard.
Le Champ de Mars étire ses pelouses
Et allonge ses langues vertes jusqu'à mes pieds
Comme au réveil d'un long sommeil.
Les autobus butinent les feux rouges;
Les ponts gémissent, le dos courbé,
Mais ni ne pleurent, ni ne crient.
Ma voiture m'attend là, tout près,
Avec sa sagesse et sa patience,
Prête à bondir à mon signal,
Prête à me porter vers toi,
Dans le creux de ses ailes blanches.
Quelque chose dans Paris a changé
Depuis que tu as changé quelque chose
Dans mon Paris.
Après une "mise en jambes" le 12 octobre à Ecoivres, commune de Mont Saint-Eloi (pas de calais), où notre stand familial (père, fille et fils) regroupait dans un même lieu tableaux, photographies
et livres, une nouvelle exposition démarrait à Paris, au restaurant "Le Valentin", près du parc Monceau.

La manifestation Ch'ti organisée par la municipalité
ne manquait pas de bonne humeur ni du traditionnel "moules-frites" délicieux. C'était l'occasion de lier des contacts, de discuter avec d'autres exposants spécialisés dans les livres anciens ou
monnaies anciennes, et de parler d'art.
A Paris, jeudi 16 octobre, une trentaine de personnes se retrouvait sous les éclairages de la salle du restaurant "Le Valentin" qui nous avait prêté leurs murs. A gauche, les oeuvres de
Bénédicte. A droite, celles de Jean-Marie. Un buffet accueillait les invités afin de concilier nourriture spirituelle et nourriture terrestre. L'ambiance était au beau fixe et nombre d'amis
délivrait leur gentillesse et leurs compliments aux protagonistes du pinceau et de la plume.
Ma fille et moi sommes encore tout réchauffés par tant de bonnes pensées et d'encouragements.
Merci encore à toutes les personnes qui nous ont fait ces plaisirs. Qui n'ont pas hésité à délaisser leur bureau quelques instants, à retarder leur retour au domicile, ou même à dépenser quelques
euros.

Bénédicte Gandois et Jean-Marie Gandois
exposeront leurs tableaux du 16 octobre au 14 novembre au restaurant "Le Valentin", 40 rue de Prony, Paris XVIIe.
Au cours du vernissage, le 16 octobre à partir de 16h30, Bénédicte et Jean-Marie signeront leur livre respectif : "La Fortune de Moeris", un roman policier qui se déroule sous l'empire
romain et "Le Monde sucré de Kersti", un recueil de nouvelles.
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