Présentation

 Jean-Marie Gandois

Ce blog a pour objet de vous proposer des extraits de mes productions artistiques, de vous faire part de quelques réflexions. Votre avis est bien sûr le bienvenu.


Mes tableaux sont exposés sur le site "Galerie des Arts"


Vous pouvez m'écrire à jm.gandois@yahoo.fr

Publications

" Le monde sucré de Kersti", Mon premier recueil de nouvelles édité chez Yvelinédition, 12€.

Commandes auprès de l'auteur : jean-marie.gandois@wanadoo.fr

Auprès de l'éditeur : yvelinedition@neuf.fr

Egalement sur alapage.com, amazon.fr, fnac.com, ou chez votre libraire

Savez-vous que nos agapes accompagnant le passage de 2009 à 2010 étaient très en avance sur la réalité ?

En effet, en cette année 2010, ce n'est que le 3 janvier à 0h12 (Temps Universel) que la Terre a passé par son périhélie (point de l'orbite le plus proche du soleil).

Selon l'année, ce point est atteint entre le 2 et le 5 janvier. C'est l'ensemble Terre-Lune qui possède une orbite elliptique (presque circulaire) autour du Soleil.


On peut considérer, en négligeant l'influence des autres planètes, que le barycentre Terre-Lune suit une orbite elliptique "parfaite", mais le centre de la Terre, lui, se promène de part et d'autre de cette orbite en suivant les caprices de dame la Lune ! Cette déformation de l'orbite suffit à déplacer le périhélie de quelques jours.

Ce retard n'est pas encore très important mais, sachez qu'en 2350, on devra fêter le nouvel an le 9 janvier à 21h18. Faudra faire quelque chose côté calendrier !

Le temps entre deux passages au périhélie, s'appelle l'année anomalistique. Il vaut en moyenne 365 j 6h 13m 53s.

C'est donc aujourd'hui, Dimanche 3 janvier qu'il faut fêter le nouvel an. Alors BONNE ANNEE A TOUTES ET A TOUS !

Elle avait, de la lumière, son regard.

Elle avait, de l’énergie, sa volonté.

Elle avait, de l’espace, son immense affinité.

De la matière, elle avait modelé un corps de Reine ;

De la couleur, elle en avait peint ses yeux et ses lèvres ;

De l’esprit, elle en avait saisi l’intelligence ;

Du vent, elle en avait fait un jeu

Soulevant ses boucles dorées ;

Des formes et du mouvement

Elle en avait fait un Art.

A sa manière de se mouvoir

Elle animait Botticelli ;

Sa peau lumineuse était Vermeer ;

Sa voix était Pamina ;

Ses yeux, onyx ;

Ses gestes, Siam.

Et quand elle disait « Bonjour »

Tu ressentais « Bon jour ».

Quand elle te regardait

Tu ne pouvais mentir.

Distance ? Pas. Elle était là.

Le temps n’existait pas pour elle.

Sa communication était une évidence

Et évident était son rire… que j’entends au fond de moi.

Réalité ? Mon univers ? Peut-être.

Ach, ich fühl's, es ist verschwunden(*)

 

 

(*) Ah, je le sens, il s'est enfui – Air de Pamina - Die Zauberflöte – Wolfgang Amadeus Mozart

De retour de Kinshasa, j'ai décidé d'écrire une histoire qui se passerait là-bas.
Voici le début de cette histoire :



Une feuille morte sur le fleuve Congo

 

 

Comme chaque jour à Kinshasa, les embouteillages dans l’avenue du 30 juin étaient indescriptibles. Rien à voir avec les embouteillages parisiens où les automobilistes prennent leur mal en patience d’une manière relativement disciplinée. Ici, dans cette gigantesque mégapole de 8 millions d’habitants, quantité de carcasses roulantes, toutes plus déglinguées les unes que les autres, envahissent les trottoirs en terre, se poussent les unes les autres de façon anarchique, accélèrent en dégageant d’épais nuages de fumée noire mêlée à la poussière. Des minibus cabossés, à base de petits fourgons tôlés dont on avait découpé les côtés pour y adapter des vitres de toutes formes provenant de carcasses de voiture, tentaient de se frayer un chemin. La plupart n’avait ni phares, ni feux arrière et roulait tant bien que mal, bourré à craquer de passagers, essayant d’éviter les nids de poule. On pouvait voir aussi de magnifiques « Hammer » ou « Cayenne » comme dans tous ces pays d’Afrique où, hélas, la pire des misères côtoie une richesse insolente.

Gérard pestait à l’arrière de la voiture. Son chauffeur, lui, ne s’énervait pas. Il était payé pour ça - un salaire mensuel qui devait avoisiner le huitième du tarif journalier de Gérard. Il savait qu’il fallait bien 10 minutes pour seulement traverser cette immense artère et amener son client de l’autre côté, chez KinCom, la multinationale de télécommunications pour laquelle l’employeur de Gérard, GMPK, l’avait envoyé comme  Commissaire aux comptes. Gérard pestait car il avait rendez-vous à 15h avec le Directeur Financier et il était là, à 14h55, bloqué, enfermé, au milieu d’une mer de tôles, de roues, de milliers de piétons miséreux suffoquant de chaleur, respirant une poussière sableuse mêlée de gaz d’échappement, et proposant derrière les vitres cartes de Kinshasa, eau en bouteille, montres « Rolex », téléphones portables et autres gadgets. La chaleur avait atteint son point culminant malgré le ciel perpétuellement gris. En effet, depuis un mois qu’il auditait les comptes de KinCom, Gérard n’avait pas encore vu de ciel bleu ni de véritable rayon de soleil. Parfois, le soir, lorsqu’il allait dîner au restaurant « La Piscine », il pouvait apercevoir la lune dont la couleur ambrée trahissait l’épaisseur de la couche de pollution.

La Mercédès bondit soudain. Un trou dans le flot de circulation venait de se présenter et le chauffeur avait aussitôt enfoncé l’accélérateur pour profiter de cette occasion inespérée. Le 4X4 se fraya un passage en deux ou trois coups de volant.



Pour ceux qui veulent lire la suite en téléchargement :

Une feuille morte sur le fleuve Congo
 

Vanitas (encore une genèse…)

 

 

 

J’avais créé un univers

Oh ! Un petit univers

Plein de rires et de joies.

Sans temps.

Sans force.

Avec des planètes de toutes les couleurs.

Avec de la lumière plein les étoiles.

J’avais créé des êtres qui m’aimaient bien…

Qui m’aimaient bien.

Et de la fantaisie :

Sur Tallynn il y avait deux soleils

Et quatre lunes.

Les enfants adoraient les nombreuses éclipses

Créant des ombres dorées

Qui magnifiaient le teint des femmes.

 

Un jour l’autre arriva

Avec sa baguette magique :

« Tu ne sais donc faire cela ? »

Et la joute commença.

Puis d’autres et d’autres encore

Attirés par le duel, sans doute,

Vinrent y mettre leur grain de vanité.

Le jeu devint combat

Le combat devint Force

La Force devint Douleur.

Jusqu’à l’explosion finale :

Adieu mes êtres chers dont la mort m’incombe.

Adieu mes beautés éternelles,

Adieu mes délices enfantins.

 

Puis l’un d’eux balaya les débris et les cendres,

Ouvrit une trappe,

Les y jeta,

Et la referma en criant « big bang ».

Et son rire sardonique résonne encore d’un bout à l’autre de cet univers.

SOS

J’ai vu le vent souffler vers moi ses lourds nuages,

Senti les noirs démons concocter leurs ouvrages.

J’ai eu peur de partir comme on peut fuir l’orage,

Du livre de mon cœur en refermer les pages.

J’ai pleuré. J’ai gémi, l’âme pleine de rage :

« Mais dans quel océan me faut-il que je nage ?

« Dois-je implorer Hadès et me donner en gage ? »

Puis me suis souvenu de cet ancien adage :

« Aide-toi et le ciel t’aidera ». Et le ciel…


C’était toi !


Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés