Présentation

 Jean-Marie Gandois

Ce blog a pour objet de vous proposer des extraits de mes productions artistiques, de vous faire part de quelques réflexions. 

Votre avis est bien sûr le bienvenu.

      
Vous pouvez m'écrire à jm.gandois@yahoo.fr

Publications

" Le monde sucré de Kersti", Mon premier recueil de nouvelles édité chez Yvelinédition, 12€.

Commandes auprès de l'auteur : jean-marie.gandois@wanadoo.fr

Auprès de l'éditeur : yvelinedition@neuf.fr

Egalement sur alapage.com, amazon.fr, fnac.com, ou chez votre libraire

   

 

  Deuxième recueil de nouvelles, "Adagio Affettuoso", également publié chez Yvelinédition, au prix public de 18€.

 

adagio 

Petit clin d'oeil à la RATP

Mais où sont les lilas

de Porte-des-Lilas ?

Il n’y a plus de prés

à Saint-Germain-des-Prés,

ni au Pré Saint-Gervais,

d’ailleurs !

Non plus que de Jasmin.

Dans les jardins de Bagatelle.

Le Château-d’Eau

est

Château-Rouge

du sang des communards.

 

On ne voit plus d’Abbesses

au long du Chemin-Vert

menant à La-Chapelle.

Bel-Air est pollué,

Porte-Dorée est grise.

On ne fait plus la fête

à la Place-des-Fêtes.

Les Maraîchers sont dépités,

Le Père-Lachaise est fatigué.

Voltaire, reviens-nous !

Et vous Victor-Hugo,

nos braves Volontaires.

Enfin, Bonne-Nouvelle :

les Gobelins sont morts

à Stalingrad

et les peintres d’Anvers

sont revenus au tertre.

 

De Place-d’Italie

je peux entrevoir Rome,

les sources du Danube,

Liège et la Crimée

et de la Tour-Maubourg

… Toute l’Europe.

 

Puis il y a Madeleine,

mon Temple, ma République,

mes Champs-Élysées,

mon territoire à moi,

Que j’aime et que j’attends.

 

 

Comme je vous l'ai écrit, je continue ma "galerie" de portraits de femmes aimées.



Très chère et adorée Camille,

Je suis bien heureux qu'enfin, après tant d'années, une rétrospective de ton œuvre soit présentée au public (80 œuvres sauvées de ta folie destructrice), au musée (hélas !) Rodin.

Décidément, cet homme t'avait déjà volé ton talent, ta jeunesse, ta beauté sauvage, ton corps, ton regard bleu sombre si profond, ton être. Et maintenant, voilà qu'il te vole ton œuvre. Pourquoi ce lieu ? Pourquoi au musée Rodin ? Quel rapport entre ton génie guidant ta fureur rebelle de sculpter tes angoisses, tes rêves, ta vie, et ce fonctionnaire de la sculpture plus inspiré par les palmes et les médailles que par les muses.

Il semble que personne n'ait pu encore te détacher de cet être qui t'a menée à la folie à force de promesses vaines et, aujourd'hui encore, c'est dans son antre que l'on te « colle », lui qui a passé sa vie « à la colle » (comme tu disais et comme tu l'as méchamment caricaturé) avec sa Rose Beuret. C'est comme si, dans l'âme populaire, tu ne pourrais être qu'un appendice de cet homme, un « vient avec », un accessoire, seulement une ombre.

Je ne sais pas encore si j'irai te voir, là-bas, chez Rodin. Il y a seulement quelques années, tu m'as tellement ému ! Je me souviens encore de mes pas hésitants et ralentis, en approchant le 19 quai de Bourbon, et de mes larmes que je n'ai pu réussir à contenir. Je me rappelle la forêt de Fère en Tardenois et de ses fameux rochers féériques que j'avais longtemps cherchés. Je voulais savoir. Je voulais comprendre. Je voulais sentir ton parfum.

 Oui, Camille, ma petite « Cam », comme aimait t'appeler ton jeune frère au temps de l'enfance, j'ai, j'ai eu, j'aurai tellement d'amour pour toi que ta tragédie me hante. Je rêve quelquefois, comme toi, du beau roi Dushyant se jetant aux pieds de Shakuntala avec ces mots : « Ô Shakuntala, toi qui est plus belle que le lotus blanc qui flotte sur le lac baigné de brumes, sache que les deux joyaux de ma dynastie, que tout mon royaume et moi-même t'appartiennent. Deviens mon épouse Ô Shakuntala ».

 

 

Ah! mon petit carnet "Moleskine". Il ne me quitte jamais, tout comme ma minuscule boîte d'aquarelles anglaises.


J'ai mis quelques images récentes de mon petit carnet dans l'album photo "Petites aquarelles de voyage".
Si l'oeil vous en dit...

Ci-contre, un bouquet de graminées émergeant d'une haie bordant un champ d'éteule blonde (Mont-Saint-Eloi, Pas de calais)

"Les éditions de la maison rose" sont accueillies avec plaisir sur mon blog, et voici son dernier bébé.


Les Editions de la Maison Rose

 

 ont le plaisir de vous annoncer

la parution de

 

LA FORTUNE DE MOERIS

de Bénédicte Gandois-Crausaz

 

La Fortune de Moeris ou comment, dans la Rome aux religions et politiques mêlées du IIIe siècle après Jésus-Christ, un adolescent se retrouve, malgré lui, plongé dans un complot...

 « La Fortune de Moeris nous emmène dans la Rome antique, deux siècles après Virgile. C'est l'histoire d'un jeune garçon qui, à la mort de son maître et mentor Quintus Duvius, professeur de rhétorique, se voit hériter d'une fortune aussi inattendue que mystérieuse. Inattendue parce qu'il n'a aucun lien de parenté avec le défunt ; mystérieuse car personne ne sait où elle se cache, le testament ne donnant aucune indication à ce sujet. Pourtant, nombreux sont ceux qui aimeraient se l'approprier. Très vite, Moeris va comprendre que le coeur des hommes peut abriter les meilleurs sentiments comme les pires. Il devra déployer habileté et intelligence pour parvenir à reconnaître l'ami de l'ennemi et résoudre l'énigme, tout en trouvant le courage de lutter contre ses propres démons. Mais, heureusement, l'amour d'Amaryllis va l'y aider...

Que l'on soit un passionné de l'époque romaine ou non, cette histoire nous touche et l'on y plonge tout de suite, sans même avoir le temps de se demander ce qui se passe. Toute en émotions, elle nous happe dès la première page et ne nous laisse aucune chance d'en sortir avant la fin. En bref, non seulement ce court roman se lit avec plaisir mais aussi et avant tout avec le coeur. » MP

ISBN 978-2-940410-01-9
Format 21x14.5 / 75 pages

 


 

Pour le recevoir, il vous suffit d'adresser un chèque aux Editions de la Maison Rose (8 € +1,50 € de port ou 13.- CHF + 2.- CHF).

Grand-Rue 5 1304 Cossonay-Ville Suisse
Téléphone: ++41 21 - 803 50 16 CCP : 50-125514-2 em@il : lamaisonrose@bluewin.ch

(Un jour il faudra que je fasse un recueil de toutes les femmes que j'ai aimées, que j'aime et que j'aimerai, réelles ou imaginaires, telle Karin Bergö, et tant d'autres : Louise Labé, Camille Claudel, Clara Schumann, Ophélie, Anne Doat... )

À Karin Bergö

Douce et tendre Karin Bergö
Je suis venu trop tard en ce monde
et Carl Larsson t’a emportée
Mais ta beauté m’éblouit toujours
Tes yeux si clairs sont ma lumière
Ta peau si douce caresse mes rêves
Ta bouche est une tentation
Ton regard d’ange me fait frémir
Je n’ose t’avouer mon amour
Un jour peut-être nous rencontrerons-nous.



Un poème gai de jeunesse jouant aux allitérations...
 

Une chanson,
Et larirette,
Et mon coeur monte en ballon.
Une chanson
Et trois fleurettes
Poussant au creux d’un vallon.
Un polisson,
Une fillette:
Jeunes amours d’enfants blonds.
Une chanson,
Et les guinguettes
Illuminent de leur plafond.
Une chanson
Pour midinette,
Du vin blanc et des flonflons,
Une chanson
Et larirette,
Un air frais d’accordéon,
Une chanson
Et c’est la fête.
Grosse caisse et romplonplon.
Un grand frisson
De clarinette,
Deux ou trois coups de talon;
Le bal bat son
Plein. Volent robes et nylons.
Une chanson
Et trois fleurettes.
Une fillette,
Là-bas, au creux d’un vallon.
Une fillette,
Belle enfant blond,
Ma midinette!
Fraîches amours et flonflons.
Une fillette
Vêtue de fête,
De ciel, de robes, et nylons,
Et de flonflons
De guinguette,
Et mon coeur monte en ballon
Aux étoiles du plafond.
Amours, délices, et orgues,
Et orgues...

Grosse caisse et romplonplon.


... et un triste court poème.

Il en va des hommes comme des chiens
Qui, traversant les routes
Sans trop savoir pourquoi
Parfois rencontrent la mort
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