Présentation

 Jean-Marie Gandois

Ce blog a pour objet de vous proposer des extraits de mes productions artistiques, de vous faire part de quelques réflexions. 

Votre avis est bien sûr le bienvenu.

      
Vous pouvez m'écrire à jm.gandois@yahoo.fr

Publications

" Le monde sucré de Kersti", Mon premier recueil de nouvelles édité chez Yvelinédition, 12€.

Commandes auprès de l'auteur : jean-marie.gandois@wanadoo.fr

Auprès de l'éditeur : yvelinedition@neuf.fr

Egalement sur alapage.com, amazon.fr, fnac.com, ou chez votre libraire

   

 

  Deuxième recueil de nouvelles, "Adagio Affettuoso", également publié chez Yvelinédition, au prix public de 18€.

 

adagio 

L’Elfe
 
 
Une fois encore je vous ai vue
Sans vos ailes
Elfe de sagesse et de savoir.
Au fait, les semez-vous, dès leur naissance,
au gré du vent mauvais
et oppressif,
pour protéger ceux que vous aimez ?
Pour un peu les aider à franchir l’obstacle
Et atteindre la liberté ;
Pour un peu détourner leur regard du parapet du pont
Et les faire avancer d’une grande enjambée
Bien au centre.
 
Est-ce cet essaimage de plumes
Qui vous rend si légère au fil
du temps qui s’écoule pour d’autres ?
Ces plumes sont-elles d’or comme vos cheveux,
Lumineuses comme votre regard,
Délicates et fines comme vos pensées ?
 
Sont-elles blanches ou mauves
            Comme dans nos rêves d’enfant ?
Ou bien sont-elles simplement les messagères
De votre intention
Pure
De sorte que ceux qui les reçoivent
Puissent à leur tour « gagner » leurs ailes
Et atteindre ce pays de Connaissance
Là bas
Tout au bout du pont
Où l’on entend murmurer les sources du paradis


(À la manière de Robert Desnos)
 
Dialogue autour de l’Ange
 
— Un ange ?
Ça n’existe pas ! Ça n’existe pas ! »
 
— Ah bon ! Pourtant j’en ai rencontré un
(ou Une…)
L’ai même raccompagné chez lui
(chez Elle…)
 
— Ça prouve quoi ? Ça prouve quoi ?
Un ange ça n’existe pas !
Et d’abord ça ressemble à quoi ?
 
— Facile. Facile. Tout d’abord l’Ange est Beauté
 
— Cliché ! Cliché !
 
— Je sais. Mais
Quand un Ange vous regarde, il (Elle…) VOUS Regarde
Quand un Ange vous parle, il (Elle…) VOUS Parle
Et quand il vous écoute, ELLE VOUS Écoute !
 
Et soudain
Plus rien autour n’existe vraiment (sauf si l’Ange veut bien)
La gravité retourne à ses livres de Physique,
La matière devient ténue et amusante,
L’énergie même n’est plus nécessaire,
Le temps est élastique au gré des pensées de l’Ange
Et l’éternité augmente énormément.
Votre « âme » fait du Youpala sur une onde esthétique,
Vos mains ne tremblent plus,
Vos yeux ne cillent plus.
Juste un peu d’émotion
(Ce n’est pas tous les jours que l’on prend soin d’un Ange)
Et tellement d’Admiration !
 
— Et cette larme au coin de l’œil ?
 
— Oh, ce n'est rien. Rien que l’océan qu’il me faudrait traverser pour rejoindre son « paradis ». 
Et ça, ça n'existe pas.
 
— Et pourquoi pas ?
 

N’oubliez pas vos ailes
 
 
(À un ange nommé Virginie)
 
 
Quand vous redescendrez de votre blanc nuage
Souriante et sereine comme une fille sage,
N’oubliez pas vos ailes.
 
Quand vous vous pencherez sur l’enfant attristé
Pour lui donner l’amour dont il semble frustré,
N’oubliez pas vos ailes.
 
Lorsque le monde est dur, lorsqu’il blesse nos âmes,
Mais que votre sourire en rallume les flammes,
N’oubliez pas vos ailes.
 
N’oubliez pas vos ailes, qui sont votre apparat
(Même si vous pensez ne les mériter pas)
Car nous, nous les voyons. Cela vous sied si bien !
Et si par le hasard perdiez tout votre bien,
N’oubliez pas, n’oubliez pas : gardez vos ailes.
(refrain)
 
S’il te plaît,
Ne m’envoie plus de fleurs ;
S’il te plaît,
Respecte ma douleur,
S’il te plaît,
Ne provoque plus mes pleurs ;
S’il te plaît…
 
S’il te plaît,
Maintenant tout est fini,
S’il te plaît,
Laisse moi vivre ma vie
S’il te plaît,
Je veux que tu m’oublies,
S’il te plaît…

 
J’ai cette lettre écrite de ta main,
Où tu me dis l’avoir rencontrée
Que notre amour était sans lendemain
Que tous nos jours étaient déjà comptés.
 
Tu as voulu partir au loin pour elle
Tu as cru qu’elle saurait t’aimer
Je n’ai pas voulu te faire querelle
Sans un cri je t’ai laissé me quitter
Mais…

(refrain)
 
Et maintenant voilà que tu reviens
Ramasser les miettes de notre amour
Mais cet amour, c’est à moi qu’il appartient
Il est trop tard pour me faire ta cour
 
Il est trop tard pour faire tes excuses
Tu as brisé mon cœur et mes idées
Mais avant que notre amitié ne s’use
Retire toi et laisse moi rêver
Et…

(refrain ou instrumental)
 
Tu n’as pas cru que je t’aimais autant
Toi tu voulais seulement une aventure
Ta « liberté », c’était plus important
Tu pensais que dans la vie rien ne dure
 
Alors pourquoi revenir près de moi
Pourquoi me harceler le cœur et l’âme
Laisse-moi rêver à d’autres que toi
D’autres qui dans l’ombre attendent ma flamme
Alors…(refrain)
 
               S’il te plaît,
Ne m’envoie plus de fleurs ;
S’il te plaît,
Respecte ma douleur,
S’il te plaît,
Ne provoque plus mes pleurs ;
S’il te plaît…
 
S’il te plaît,
Maintenant tout est fini,
S’il te plaît,
Laisse moi vivre ma vie
S’il te plaît,
Je veux que tu m’oublies,
Je t’en supplie…
 
J’ai traîné mes guêtres un peu partout
J’ai mêm’ failli lâcher prise à la vie
Mais j’ai jamais mis l’pied dans l’trou
Tu vois, tu vois
Je sais, la vie c’est pas facile
On est parfois tenté d’fair’ l’imbécile
Mais pas toi, pas toi
 
refrain :
 
Accroche-toi à cette planète
C’est juste un surplomb à passer
L’amour à mort, c’est dans ta tête
L’amour à vie,... c’est juste à côté.
 
J’ai prom’né ma carcasse dans ces pays
Où la misère te crève les yeux, le cœur
Où les tyrans se multiplient
Tu vois, tu vois
C’est vrai, j’ai bien failli crever
C’est dur, tu sais, quand on est prisonnier
Mais pas toi, pas toi
 
(refrain)
 
Arrête tes piqûres, vieux, t’es pas malade
Regarde ta p’tite sœur qu’a besoin de toi
Cherche pas à faire la grande ballade
Tu vois, tu vois
Tu l’aimes, elle t’aime, tu l’as bien vu
Faut pas la laisser dans la vie, tout’ nue
Pas toi, pas toi
 
Accroche-toi à cette planète
Y’en a pas d’autre dans le quartier
Allez viens ! On va faire la fête
Ta p’tite sœur t’attends sur le palier.
Bébé SIDA,
Maman pas là, Papa absent,
Bébé SIDA.
T’as pas choisi tes parents
Et eux n’ont pas choisi la mort
Putain d’virus encore pas mort
Bébé SIDA
 
Bébé SIDA,
Maman partie, Papa hosto,
Bébé SIDA.
Tu cours sur le fil du rasoir,
Positif mort, négatif vie,
Damoclès au dessus d’ton lit,
Plein de cauchemars chaque soir
Bébé SIDA.
 
Bébé SIDA,
Maman au ciel, Papa guérir,
Bébé SIDA.
Si t’es seul viens à la maison,
J’te donn’rai des « demain », des futurs
Et même si t’atteins pas l’âge mûr,
j’veux qu’tu ries plus que d’raison.
 
Pleure pas, pleure pas, Bébé SIDA,
J’te jure, les larmes ça guérit pas.
Demain on va trouver le bout,
Tiens bon, accroche-toi à tout.
 
Bébé SIDA,
Nouvelle maman, Papa vivant,
Bébé SIDA.
Prends bien tes trois médicaments.
J’te l’avais dit, ça va marcher.
Allez, j’t’emmène promener.
Les anges sont toujours vivants
Bébé SIDA.

Hé bien, voilà, les amis ! Pendant que vous sabliez le champagne et embrassiez amoureusement vos proches, notre petite terre, elle, avait fait son tour autour du soleil, bien calée sur son plan de l'écliptique, bon an mal an en 365 jours 6 heures 9 minutes et 10 secondes.

En tout cas si l'on parle d'année sidérale... C'est à dire par rapport à un observateur fixe dans l'espace, qui regarde, curieux, les tours de manège que fait notre astre.

Mais si l'on parle du point vernal (équinoxe de printemps) qui, lui, a un cycle de 26000 ans (c'est le mouvement de précession), et qui a bougé pendant le voyage, alors c'est l'année tropique de 365 jours 5 heures 48 minutes et 45 secondes.

Et vous devrez attendre le 3 janvier pour que les jours veuillent bien augmenter. Normal ! C'est que la terre passe au périgée de son orbite solaire (le point le plus proche du soleil) qui, comme chacun sait, n'est pas un cercle mais une ellipse dont le soleil occupe un des 2 centres. Et dans ce cas c'est de l'année anomalistique dont il s'agit et qui mesure 365 jours 6 heures 13 minutes et 53 secondes.

Bon, c'est OK, je ne vous parlerai pas de l'année draconitique du système Terre-Lune avec ses seulement 346 jours 14 heures et 24 minutes.

Tout ça pour vous montrer que le début de l'année n'est qu'une convention. Bonne année quand même !

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