Vanitas (encore une genèse…)
J’avais créé un univers
Oh ! Un petit univers
Plein de rires et de joies.
Sans temps.
Sans force.
Avec des planètes de toutes les couleurs.
Avec de la lumière plein les étoiles.
J’avais créé des êtres qui m’aimaient bien…
Qui m’aimaient bien.
Et de la fantaisie :
Sur Tallynn il y avait deux soleils
Et quatre lunes.
Les enfants adoraient les nombreuses éclipses
Créant des ombres dorées
Qui magnifiaient le teint des femmes.
Un jour l’autre arriva
Avec sa baguette magique :
« Tu ne sais donc faire cela ? »
Et la joute commença.
Puis d’autres et d’autres encore
Attirés par le duel, sans doute,
Vinrent y mettre leur grain de vanité.
Le jeu devint combat
Le combat devint Force
La Force devint Douleur.
Jusqu’à l’explosion finale :
Adieu mes êtres chers dont la mort m’incombe.
Adieu mes beautés éternelles,
Adieu mes délices enfantins.
Puis l’un d’eux balaya les débris et les cendres,
Ouvrit une trappe,
Les y jeta,
Et la referma en criant « big bang ».
Et son rire sardonique résonne encore d’un bout à l’autre de cet univers.