Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /Jan /2007 16:39
  
Un léger « toc-toc »
une porte qui s’ouvre et
un Ange qui apparaît. Petite avec
des yeux qui lui mangent le visage…
 
Que sont tes ailes devenues, Ange littéraire ?
Les aurais-tu abandonnées sur ce mont, près de Delphes,
au Parnasse des poètes,
pour distraire Apollon lassé des muses ?
Les as-tu prêtées, chamarrées, à ce gai rossignol au chant ourlé ?
Ou les as-tu noircies au bouchon pour ce geai sévère et sombre
buvant aux rives du fleuve Léthé ?
Ou bien encor ont-elles été happées par l’aigle royal
jaloux de ton sourire ?
D’où vient que ton regard soit si franc et si clair,
que ta voix soit musique, tes formes, arabesques ?
Tes amis sont Ovide, Cicéron, Julien !
Tu invites à ta table Eschyle et Thucydide...
Et je reste
bouche bée
devant tant de culture et d’intelligence
Moi et mon Sakuntala, mes âmes chères
de musique, mes mots appris par cœur et mes gribouillages
de hasard.
Admiration, un fil
tendu vers toi.
 
 
Par Jean-Marie Gandois - Publié dans : Poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Recherche

 
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés