Dimanche 14 janvier 2007
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16:46
Des trains, des gares,
Et des regards
Fuyants
Inquiétants,
D’une foule énorme, liquide.
Des gares, des trains,
Le métropolitain
Qui se vide
par ses bouches sales,
Empuanties.
Foule qui s’écrase aux tourniquets,
Incohérente, massive, méchante,
Qui vous piétine, vous déteste...
Vous mange.
Des trains, des gares
Et leurs quais crasseux
Semés de boîtes de Coca éventrées
Et d’emballages putrides
D’un improbable Mac’Do,
Comme vomissure de la Ville,
Où se croisent misère et indifférence.
Des trains, des gares
Que je hais.
Mais Toi, près de l’horloge,
Comme fleur impossible du Kilimandjaro ;
Toi que je ne connais pas
Mais que j’aime déjà.
Fraîche comme au sortir de l’Onde,
Avec ton regard de petite Sirène,
Aimable, aimant,
Et tes joues tendres d’encor enfant ;
Topaze hors de sa gangue ;
Toi et tes gestes clairs
Qui disent l’esthétique ;
Toi qui sent si bon la vie ;
Toi qui me fais oublier tout le reste...
Dis, c’est quoi ta planète ?