Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 18:16

Elle avait, de la lumière, son regard.

Elle avait, de l’énergie, sa volonté.

Elle avait, de l’espace, son immense affinité.

De la matière, elle avait modelé un corps de Reine ;

De la couleur, elle en avait peint ses yeux et ses lèvres ;

De l’esprit, elle en avait saisi l’intelligence ;

Du vent, elle en avait fait un jeu

Soulevant ses boucles dorées ;

Des formes et du mouvement

Elle en avait fait un Art.

A sa manière de se mouvoir

Elle animait Botticelli ;

Sa peau lumineuse était Vermeer ;

Sa voix était Pamina ;

Ses yeux, onyx ;

Ses gestes, Siam.

Et quand elle disait « Bonjour »

Tu ressentais « Bon jour ».

Quand elle te regardait

Tu ne pouvais mentir.

Distance ? Pas. Elle était là.

Le temps n’existait pas pour elle.

Sa communication était une évidence

Et évident était son rire… que j’entends au fond de moi.

Réalité ? Mon univers ? Peut-être.

Ach, ich fühl's, es ist verschwunden(*)

 

 

(*) Ah, je le sens, il s'est enfui – Air de Pamina - Die Zauberflöte – Wolfgang Amadeus Mozart

Par Jean-Marie Gandois - Publié dans : Poésie
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